Cercle des Sciences
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Et si l’alcool, ce n’était pas uniquement de l’eau ?




Nul n’est censé ignorer le fait que l’alcool fait partie intégrante de la guindaille. Ne me dites pas le contraire, le belge boit en moyenne 74 litres/personne/an. Le nombre de Belges qui consomment de l’alcool tous les jours a presque doublé ces dernières années. Il est passé de 8% de la population en 1997 à 14% en 2013. Et le nombre de Belges qui présentent une surconsommation, soit plus de 14 verres par semaine pour la femme, et 21 pour l’homme, équivaut à 8% en 2015. On en consomme beaucoup et parfois un peu trop. Et, malheureusement, à forte dose et/ou à long terme, l’alcool peut devenir un vrai poids sur nos épaules et il peut être difficile de s’en défaire.

Peu de personnes le savent mais notre cerveau continue d’évoluer après nos 18 ou 20 ans. Aujourd’hui, les jeunes commencent à boire de plus en plus tôt. La proportion des élèves du secondaire qui disent avoir consommé de l'alcool avant l’âge légal (18 ans) demeure élevée (60,4 %).

Rendez-vous donc bien compte que notre consommation (excessive) n'est pas sans danger. Lisez attentivement ces problèmes liés à l'alcool car boire, c'est bien, mais avec MO-DE-RA-TION. Le consommateur est victime de pertes de mémoires (vous vous souvenez de comment vous êtes rentré chez vous samedi passé ?). De plus, un risque de cancer n’est pas du tout négligeable pour les personnes qui boivent de l'alcool de façon excessive, si elles ne tiennent pas un contrôle de leur mauvaise habitude. Les cellules cancéreuses, résultant de la consommation excessive d'alcool, peuvent avoir une influence entre autres sur l'œsophage, le côlon, le foie ou le larynx. Un dernier exemple d'effet physique à long terme de l'alcoolisme est l'incapacité à absorber les vitamines essentielles, qui peut amener à une carence en vitamines.

Testez-votre alcoolisme

Le problème de dépendance alcoolique est mesuré via le questionnaire Cage.

  • Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation de boissons alcoolisées ?
  • Vous êtes-vous déjà senti(e) irrité(e) par des critiques à propos de votre consommation d’alcool ?
  • Vous êtes-vous déjà senti(e) coupable en ce qui concerne votre consommation d’alcool ?
  • Avez-vous déjà eu besoin d’alcool dès le matin pour être vraiment réveillé(e) ?

Si vous répondez positivement à 2 questions ou plus, c’est que votre consommation d’alcool est jugée problématique.

Mais ne jetez pas si vite votre cara, il existe quand même quelques bons points à notre cher spiritueux. En voici déjà 3 qui pourraient vous remettre du baume au cœur après cet article un peu tristounet :

  1. L’alcool permet de réduire les risques de diabète.
  2. L’alcool contient de la pectine qui régule le sucre dans le sang. Consommer un verre d’alcool par jour pour les femmes et deux verres d’alcool par jour pour les hommes, idéalement du vin, réduit donc les risques de diabète de type 2.

  3. L’alcool préserve le cœur.
  4. Parce qu’elles entraînent une diminution des caillots, les boissons alcoolisées préservent le cœur et diminuent le risque de crise cardiaque.

  5. L’alcool limite l’absorption de graisses.
  6. Ce n’est pas un hasard si les tartiflettes s’accompagnent d’un bon vin blanc ou si les plateaux de fromages sont servis avec du vin rouge. En effet, les boissons alcoolisées permettent de mieux digérer les matières grasses et surtout de limiter le stockage des graisses.

Alors peu importe ce que vous consommez, faites-le avec modération et avec raison afin que l’alcool (et l’affond) reste un doux plaisir des Dieux.

Sobrement vôtre, Mathieu, pour la team Prom’